Mes origines, mon sang, mes racines

D’où je viens

Et oui, je sais, je suis italien

Moi franchement j’aime bien

Nous, on a la classe, et ce n’est pas rien

Veni, vidi, vici

C’est l’Italie

Quel beau pays

Rien à dire, c’est joli

Le temps est venu de parler de l’histoire de mes origines

Je vais parler de ma famille, de mon sang, de mes racines

On remonte en arrière, à l’époque, c’était le temps, le temps

De la forte immigration vers la France qui dura un moment

Et là j’aperçois Guido, mon arrière grand père, il a dix ans

Pas seul, il est avec quelques amis, le balluchon sur l’épaule

Il est bien loin, bien loin le temps, le temps d’aller à l’école

C’est l’heure des adieux, une dernière fois, on se dit « ciao »

Des larmes coulent sur les visages pour décrire il n’y a de mots

La petite troupe est partie, pas trop de chose sur eux, juste de quoi

Faire la route, tenir quelques jours, toute façon ils n’avaient le choix

Famille nombreuse, pas assez d’argent pour s’occuper du beau monde

Ils forment donc une petite troupe, ils pourraient même faire une ronde

Environ une semaine est passée, et enfin, contents ils sont arrivés

Mais ce n’est pas les vacances, pas le temps de dormir, il faut chercher

Du travail, ils n’ont plus rien pour vivre, juste quelques connaissances

Quelques mois passés, et le petit Guido s’est habitué à la France

Il a du travail, s’est installé, la vie ne se déroule pas toujours bien

Mais il s’accommode il y croit et se bat, il ne fait pas ça pour rien

Quelques années se sont écoulées, et mon grand père est né

Il s’appelle Primo, et quand j’écris ces lignes j’ai une petite pensée

Pour lui et sa famille, trop jeune j’étais quand il nous a quitté

Bon revenons au passé, Primo a fait sa vie, d’ailleurs plutôt réussi

S’est marié avec Alice ma grand-mère, ils ont connu une belle vie

Passé du beau temps et quelques années se sont encore écoulées

Et puis un jour de mai, leur deuxième fils, mon père est né

Tout en se rapprochant de moi, on s’éloigne de mes origines

Les générations passent et on oublie d’où l’on vient, les racines

Mon père a fait sa vie, il a bien réussi et à rencontrer la jeune fille

Qui est devenue sa femme, ma mère donc, qui est pleine d’envie

Et puis, et puis, quelques années toujours et encore écoulées

Et voilà qu’on se projette en juillet 1984 dans la chaleur et l’été

C’est là que je fais mon apparition et que j’ai dit oui à la vie

Je ne vais pas tout raconter, jusque là ça va, je vis bien et puis

Juste dernière chose à dire c’est que j’ai toujours en moi l’Italie

C’est juste une histoire de sang, et je suis assez fier de l’avoir à l’esprit

On s’habitue à tous les surnoms de macaroni, rital et autre mais l’essentiel

On n’oublie pas d’où on vient, les origines, c’est ça qui nous rend bien réel

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Salete de robots

  

oh..je ne peux pas lire ce code, un autre s il vous plait

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