(La folie des hommes). Début

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But ! Le Football Club de Sochaux Montbéliard marquait pour la deuxième fois en cette soirée d’hiver 2005. Henri et les 19999 autres spectateurs se levèrent comme un seul homme et se mirent à applaudir le spectacle puis à chanter « allez Sochaux !».Sochaux jouait bien face au deuxième de ligue 1, les Girondins de Bordeaux, ils avaient ouvert le score sur une action rondement menée et conclue par l’attaquant brésilien Ilan.Comme d’habitude lorsque les Francs-comtois menaient au score, ils se regroupaient derrière et attendaient le moment opportun pour contrer leur adversaire et asséner le coup de grâce.Les Bordelais ne mirent pas beaucoup de temps à réagir après le premier but, dès l’engagement, ils se ruèrent à l’assaut des buts du gardien sochalien mais malheureusement pour eux ils tombèrent ce soir contre une défense de fer articulé autour de Clavier, jeune latéral droit formé au club. A gauche ils n’avaient pas plus de chance de passer, la jeune recrue serbe du mercato nommée Tosic était chargée de les contrer.Et pour finir, au centre on retrouvait les deux tours infranchissables que sont le sénégalais Diawara, un ancien du club sur lequel on pouvait toujours compter dans les matches importants et celui que l’on surnommait Robocop à Graz dans son ancien club, Afolabi.En fait, le résultat de ce soir était en analysant la rencontre tout à fait fondé. Les Sochaliens avaient tué le match en l’espace de 20 minutes, ils avaient donc ouvert le score dès la 6ème minute avec Ilan, ensuite ils s’étaient regroupés et avaient patienter pour contrer leur adversaire un quart d’heure plus tard, toujours par Ilan.Sochaux était très bon dans toutes les lignes de l’équipe. On a parlé de la défense, on retrouvait au milieu de terrain trois éléments exemplaires, avec tout d’abord, le sénégalais N’Daw qui du haut de son mètre 90 récupérait ou dégageait tous les ballons susceptibles de mettre en danger la défense. Ensuite, il y avait Mézague encore une recrue du mercato, qui était partout, à droite, à gauche, devant, derrière, c’était le ratisseur de l’équipe, un joueur infatigable. Pour finir au milieu, il y avait le relanceur de l’équipe, c’était Pitau, il récupérait les ballons de Mézague et N’Daw et les transmettait ensuite, au jeune Menez. Menez, âgé seulement de 19 ans, était très rapide et très fort en un contre un, il était capable de dribbler toute une défense, en plus de cela il était très habile dans l’exercice de la dernière passe, son rôle était donc de servir au mieux les attaquants Ilan et Dagano. Ce soir là , c’était lui qui avait effectué les deux passes décisives à Ilan.Le stade Bonal deviendrait-t-il à nouveau une forteresse imprenable comme ce fut le cas il y a quelques années. Réponse dans deux semaines face au leader incontesté de la Ligue 1 : l’Olympique Lyonnais. Henri ne raterait cette rencontre pour rien au monde.Henri 42 ans, scrutait le match à travers ses lunettes. Il était satisfait, il avait assisté à une belle rencontre, son équipe avait gagné avec la manière et il avait fini son résumé de la rencontre qui devait paraître le lendemain matin dans le journal.Henri était content mais il n’avait pas encore fini sa journée, il devait encore passer à l’agence pour taper son article.Comme toujours, il mit un peu de temps à sortir du parking où il s’était garé avec toutes les voitures qui klaxonnaient et qui roulaient au pas. Au bout d’une vingtaine de minutes, il se retrouva enfin sur l’autoroute et écouta la retransmission du match à la radio, à la recherche d’un éventuel élément du match qu’il aurait oublié.Il écouta les autres scores de la soirée avec notamment Lyon qui s’était imposé comme d’habitude et Sochaux qui monte à la cinquième place du classement du championnat de France.La circulation était plutôt dense, c’est pourquoi il décida de quitter l’autoroute pour prendre la départementale 32, ou le trafic était plus fluide.Il neigeait, des petits flocons s’abattaient sur le pare brise de la 206 d’Henri. Les arbres, le long de la route étaient tout de blancs vêtus, de même que la route qui était toute blanche, on ne voyait plus les lignes blanches qui séparaient les deux voies de circulation. La visibilité était réduite, Henri était pressé de rentrer chez lui mais il se résolut à ralentir, la visibilité était vraiment diminuée du fait de la nuit et de la neige. En plus la veilleuse du coté droit de sa voiture était cassée, cela faisait deux mois que ça durait mais Henri n’avait pas le temps de réparer cela. Il préférait changer toute la voiture que de changer une simple bougie d’une voiture.Henri regarda l’heure, il était minuit passé, dans 20 minutes il serait à l’agence.C’est à ce moment là qu’il vu sur la gauche de la chaussée une voiture stationnée sur un petit accotement avec une silhouette à bord. Henri avait diminué son allure mais il ne put distinguer la silhouette dans le véhicule. Henri se demanda ce que faisait cette voiture garer ici, un problème de panne, un vacancier qui fait une pause, ou alors quelqu’un qui cherche simplement son chemin sur une carte routière.Mais Henri ne songea pas à s’arrêter pour voir s’il y avait un problème, il pensait uniquement à taper son article et à rentrer chez lui pour dormir. Il n’avait pas beaucoup dormit les derniers temps du fait de son travail. Un collègue était fortement malade et le directeur de l’agence n’avait pu trouver un remplaçant, c’est pourquoi chaque journaliste de l’équipe devait faire des heures supplémentaires. Et cela pouvait durer encore quelques semaines. Heureusement, demain c’était Dimanche son seul jour de congé de la semaine.Henri arriva finalement chez lui mais il était 2 h 30 du matin, il était épuisé. Il était rentré tard, car en arrivant à l’agence il avait mis une demie heure à écrire son résumé de la rencontre. Ce n’est qu’après cela, qu’il vit un mot de son patron sur son bureau, qu’il lui demandait d’écrire un deuxième article sur la rencontre, Henri se dit « c’est pas possible, jamais je ne vais y arriver, je ne sais pas quoi écrire et en plus je n’en peux plus, je suis épuisé». Finalement il écrivit un article sur le futur adversaire des sochaliens au stade Bonal, les lyonnais qui s’étaient imposés à Ajaccio sur le score d’un but à zéro.Henri était vraiment content d’avoir fini son boulot, il avait passé une dure et longue journée.Heureusement, il n’habitait pas loin de l’agence, environ à une dizaine de kilomètres. Arrivé chez lui, il ne prit le temps de se laver, il s’effondra sur son lit et s’endormit aussi tôt. La fatigue était simplement liée au manque de sommeil de toute la semaine. Il n’était pas habitué à ce genre de rythme. Ses collègues s’étaient mieux accommodés à ce rythme mais ils étaient plus jeunes d’une dizaine d’années.

2

Il y avait foule ce soir là , les gens chantaient, criaient même et dansaient comme des fous furieux, l’alcool coulait à flot, le patron du bar avait réalisé un bon chiffre, c’est pourquoi il décida de fermer un peu plus tôt que d’habitude. Il voulait passer un peu de temps avec sa femme.Le Dj passa progressivement de très dansant avec « We’ll be burning» de Sean Paul, à du très calme « puisque tu pars» de Jean-Jacques Goldman. Cette stratégie pour montrer aux gens que le bar allait bientôt fermer et de pousser la foule à quitter la salle.Max, un mètre 85 pour 85 kilos, les cheveux bruns et le teint mâte, était un homme robuste mais avec un air innocent.C’était un habitué du « tournoyeur», un bar très branché de Mulhouse, il était un piètre danseur mais il avait un charme fou du haut de ses 28 ans même s’il en paraissait cinq de moins, ceci lui permettait d’aborder et de séduire avec facilité de jeunes femmes.Ce soir, il fit la connaissance de Vanessa qui avait tout juste 20 ans et qui elle savait par contre très bien danser. Vanessa était blonde, elle mesurait un mètre soixante dix et devait faire dans les soixante kilos. Elle avait des yeux verts et un teint pâle. Max savait très bien y faire avec ce genre de filles naïves, un peu sur un nuage et qui n’avaient pas peur de sortir seule le soir et de parler à un inconnu. Vanessa parlait beaucoup, trop peut être. Max ne dit rien sur lui, il se contenta de questionner cette jeune femme. Il apprit qu’elle était étudiante en sociologie, gymnaste, et puis, qu’elle habitait seule dans un appartement à Mulhouse.Max se dit « c’est la proie idéale pour une histoire d’un soir, j’ai vraiment l’oeil pour ce genre de choses». La soirée se terminant peu à peu, Max l’invita la semaine d’après pour faire plus ample connaissance, mais Vanessa refusa, elle devait se rendre à Paris pour une compétition de Gymnastique. Elle lui donna toutefois son numéro de portable et lui demanda de l’appeler pour sortir le samedi d’après.Max se dit « très bien ce ne sera pas pour samedi prochain, mais pour samedi dans deux semaines».Il ramena la jeune fille chez elle, et lui dit tous les mots simples mais qui attendrissent ce genre de jeunes filles comme « je suis content de t’avoir rencontré non seulement j’ai passé une très bonne soirée mais en plus je pense avoir fait la connaissance d’une personne géniale, tu es très intelligente, intéressante et en plus tu es très belle». Vanessa lui fit un grand sourire et l’embrassa sur la joue. Max se dit « c’est bon le tour est joué, encore une de plus, qui va tomber dans le panneau».Il prit la départementale 32 en direction de Belfort pour rentrer chez lui, il neigeait beaucoup en cette soirée, il redoubla donc de vigilance et ralentit. Il décida ensuite de ralentir, vit une sorte d’accotement du coté droit de la chaussée et s’arrêta. Il eut une idée. Il écrivit un message à Vanessa disant : « tu me manques, je ne pense qu’à toi, je pense à ces deux semaines qui vont être interminables sans te voir, bonne chance pour ta compétition, je t’embrasse, Max».Il resta un moment encore dans la voiture, au cas où la fille lui répondrait, il ne voulait pas être déranger en roulant. Il regardait passer les voitures. Il fut surpris de voir passer une voiture avec la veilleuse du coté droit cassée. Il se dit « celui-là , ne doit pas voir grand-chose». Il regarda à droite de l’autre coté de la route et vit une maison. Une belle maison, mais isolée. Il y avait juste une forêt derrière la maison et la route se dressait devant la maison à une centaine de mètres.« Qui pouvait bien habiter dans cette maison isolée» se dit-il.Il y avait beaucoup d’arbres qui masquaient la maison, il ne distinguait pas la couleur exacte de la maison, mais il vit un bonhomme de neige dans la cour et se dit que probablement il devait y avoir des enfants qui y vivaient. Il vit aussi un chien qui traînait autour de la maison, qui s’amusait avec la neige.Mais ce qu’il se surprit c’est qu’il semblait entendre du bruit, il y avait encore de la lumière, peut être y avait-il une soirée de prévue, il ouvrit la fenêtre de la Citroën C4 qu’il venait d’acheter et perçut un peu mieux le bruit, il y avait effectivement du bruit mais il ne parvenait pas à définir de quoi il s’agissait. Il regarda son téléphone portable. Mais Vanessa ne répondit pas, elle devait être en train de dormir, elle lui avait dit, qu’elle avait des partiels la semaine qui suivait, et qu’elle devait se lever tôt ce dimanche.Max se demanda ce qu’il faisait ici, il ralluma le contact et reprit la route, il était content de sa soirée et de la fille qu’il avait rencontré.Max arrivé chez lui but une dernière bière, il s’affala sur son canapé et s’endormit dès qu’il eut fini sa bière.

3

Martin, 14 ans, allait tous les samedis après midi à son cours de piano avec Valentin, son meilleur copain. Martin et Valentin se connaissaient depuis la maternelle, ils allaient à l’école ensemble, faisaient du sport et donc du piano. Le père de Valentin le déposa devant chez lui.Martin les remercia et les salua. Il ouvrit le portail de la maison et vit la neige dans la cour. Il adorait marcher dans la neige et entendre l’unique bruit de ses pas qui s’enfonçaient dans la neige. Il n’y avait que ce bruit, la maison était isolée, les oiseaux ne chantaient pas et dehors il n’y avait personne aux alentours de la maison.Martin commença à marcher et il ferma les yeux, il n’entendait que ses pas. Mais soudain il entendit un aboiement et puis quelque chose de mouillé qui venait se frotter à lui. C’était Bob, le chien, son corps était recouvert de neige, il était tout blanc et avait accourut lorsqu’il avait senti la présence de Martin. Martin s’essuya et lui dit : « Alors comment ça va toi ? Ca à l’air d’aller, hein ?». Puis, il commença à courir après le chien et à lui lancer des boules de neige. Mais le chien était rapide, ce n’était pas évident de lui courir après. Il semblait le rattraper lorsque Martin fut arrêté net, il senti une petite douleur à la tête, il n’avait vu que le chien alors qu’il était rentré en collision avec une personne.Il leva les yeux et vu son père, avec un air de déjà vu, un air grave et qui faisait froid dans le dos, Martin savait à quoi s’attendre. Son père s’avança et lui dit : « Que fais tu dehors, je t’ais toujours dit de rentrer directement à la maison après ton cours de piano. Tu vas voir ce que tu vas voir, tu as voulu faire le malin et bien voilà pour toi.» Son père l’agrippa et le gifla sèchement deux fois. Martin ne broncha pas, ce n’était pas la première fois qu’il subissait ça, mais des larmes coulèrent de ses yeux. « Ne pleures pas et rentres à la maison, ta mère a sans doute besoin de toi».Martin a tout de suite senti l’odeur d’alcool et vu le nez rouge de son père, ce n’était pas la première fois que cela arrivait. Martin se trouvait devant la porte, il avait maintenant peur, non pas peur de la correction qu’il avait eu mais la peur de peut être voir sa mère. Si sa mère avait aussi été corrigée, c’était déjà arrivé et Martin le supportait très mal.Il ouvrit la porte, sécha ses larmes et dit : « Maman je suis rentré».Sa mère était dans la cuisine, elle répondit : « Je prépare un gâteau, tu viens me donner un coup de main». Aussitôt, Martin accourut, apparemment ça allait.Martin salua sa mère et lui dit « Tu fais quoi comme gâteau ?». « Un gâteau au chocolat comme tu les aimes». Martin remercia sa mère et l’aida à préparer le gâteau. Il adorait lui dire les ingrédients qu’il fallait à la préparation du gâteau. Il annonçait les ingrédients et sa mère les cherchait dans la cuisine et les posait sur la table.Sa mère ne remarqua pas les rougeurs qu’il avait dans le visage, certainement pensait-elle que c’était à cause du froid de dehors.Le gâteau fut mis au four. « Tu as manqué à Isabelle cette semaine, tu devrais aller la voir, elle sera contente de te voir» lui dit sa mère. « Elle m’a aussi manqué, Maman, j’y vais tout de suite» répondit Martin.Isabelle avait 7 ans c’était la petite soeur de Martin. Martin ne la voyait pas la semaine parce qu’il était en internat au collège. Il toqua à la porte et entra dans la chambre aussitôt il vit Isabelle qui accourait et lui dit « Bonjour Martin», « Salut, comment ça va ?» rétorqua Martin.La petite Isabelle ne répondit pas mais elle entraînait déjà Martin, elle voulait qu’il joue avec elle.Elle avait une nouvelle poupée et elle était très fière de la montrer à son grand frère, elle lui montrait tous ce que la poupée pouvait faire. Il était rentré de son cours de piano à dix sept heures, il regarda sa montre et s’aperçut qu’il était vingt heures. Il était étonné de constater qu’ils avaient joué pendant environ trois heures, c’est normal il ne l’avait pas vu de la semaine. Mais ce qui l’étonna le plus c’est que sa mère ne les avait pas appelé pour manger. Il ouvrit la porte et n’entendit aucun bruit dans la maison, d’habitude il y a toujours sa mère qui chante en préparant le repas. là rien. Il appela sa mère, mais personne ne répondit. Il appela son père et il n’y eut aucune réponse, il se dirigea vers la cuisine. Il entendit des sanglots et des pleurs. Ils ne pouvaient venir que de sa mère. Il se précipita dans la cuisine et la vit assise sur une chaise complètement effondrée.Martin s’était réjouit trop vite, il pensait que la journée c’était bien passée mais lorsqu’il vit le visage de la mère, il comprit que son père était encore passé par là . Il vit les rougeurs et les bleus sur le visage de sa mère. Il commença à pleurer et tenta de consoler sa mère. Sa mère avait essayé d’arrêter de pleurer lorsqu’il entra dans la cuisine mais lorsqu’elle le vit pleurer, elle ne peut se retenir. Ils pleurèrent ensemble l’un contre l’autre tentant de se consoler. Sa mère s’arrêta et dit « Il ne faut pas que ta soeur nous voit dans cet état là , le repas est prêt, calme toi, sèche tes larmes et vas la chercher, moi je prépare la table». « D’accord Maman, j’y vais tout de suite».Martin s’exécuta et n’osa poser de questions sur son père. De toute façon, il n’y avait pas de questions à se poser ce ne pouvait être que lui l’auteur de ces actes.Le repas se déroula bien, une certaine gaieté se retrouvait entre les trois personnes, avec Martin qui essayait de raconter des histoires drôles pour distraire Isabelle, mais surtout pour soulager un peu sa mère, la voir un peu rigoler. Tout ceci se passa jusqu’au désert et on entendit la porte d’entrée s’ouvrir et se claquer fortement.Blandine dit aussitôt à Martin : «Emmène ta soeur, courez dans votre chambre et ne faites aucun bruit». Martin ne dit rien mais il ne voulait pas laisser sa mère toute seule face à son père. Il s’exécuta, il prit Isabelle dans ses bras lui dit de se taire et monta dans leur chambre. Il entendit une très grosse voix « Blandine, où es tu et où es ma bouteille de Whisky». Blandine sortit de la cuisine et vit son mari qui se penchait de gauche à droite, elle dit « Il n’y a plus de whisky, c’est pour ça que tu es parti au bistrot, pour boire un verre». Richard son mari ne put que dire « Ah zut, c’est vrai !». Ensuite il s’effondra, complètement ivre. Blandine se demanda bien comment il avait pu rentrer en voiture dans cet état là . Soudain, elle vit Martin qui descendait les escaliers, il dit qu’Isabelle était couchée et qu’il voulait l’aider. Sa mère n’était pas très pour que Martin voit son père comme cela, mais elle se demanda aussi comment elle pourra soulevé et transporté le corps de Richard jusqu’Ã son lit sans l’aide de son fils. Elle lui dit qu’elle était d’accord. Au bout de trois quarts d’heure ils arrivèrent enfin à mettre le corps de Richard dans le lit.Blandine lui dit « Merci Martin tu m’as bien aidé, mais maintenant tu dois aller te coucher, bonne nuit.Martin s’exécuta, embrassa sa mère et lui souhaita une bonne nuit.

4

Henri s’effraya, il était sur le point de s’endormir lorsque les 22 acteurs firent leur entrés sur la pelouse du stade Bonal. En effet, deux semaines se sont écoulées mais il était toujours fatigué, il n’avait pu récupérer le sommeil accumulé.Le collègue du travail qui était souffrant, n’étant pas encore remis et son patron rechignant toujours à embaucher une autre personne, Henri était toujours contraint de faire des heures supplémentaires, il avait de plus en plus de mal à s’accommoder à ce mode de vie très dense et rythmé.Mais à l’entrée des deux équipes, Henri oublia sa fatigue et son problème d’emplois du temps chargé, il était déjà dans le match. Il sortit son carnet afin d’être prêt pour prendre des notes pour son résumé de la rencontre.Henri était un passionné de football, il avait toujours rêvé de faire journaliste sportif et le fait qu’il puisse voir son équipe favorite jouer toutes les deux semaines l’enchantait.Le match opposait donc ce soir Sochaux et Lyon. Le match qu’Henri attendait tant, pour voir le réel niveau de son équipe favorite face à Lyon, leader du championnat de France.Il ne fut déçu de la rencontre, les joueurs se livrèrent un grand combat surtout au milieu de terrain. Lyon et Sochaux se séparèrent sur un score de deux buts partout. Les deux équipes avaient mené tour à tour au score.Henri était satisfait de la soirée même si Sochaux n’avait pas remporté le match. Le FCSM était toujours invaincu dans son antre. Et surtout le club restait au contact des équipes du haut de tableau.Henri finit son article avec cette phrase : « Vivement samedi prochain que l’on puisse voir à nouveau cette merveilleuse équipe de Sochaux jouer si bien au ballon».Les gens se bousculaient en sortant du stade tout en chantant et en scandant haut et fort « allez Sochaux». Ce match nul raisonnait comme une victoire pour le modeste mais honorifique petit club de Montbéliard.Henri ne fut déplu quand il arriva à sa voiture. Avec le froid qu’il faisait il ne valait mieux pas traîner trop longtemps dehors. Et il y avait toujours cette neige comme il y a deux semaines. Henri se dit « Et bien je ne suis pas encore rentré chez moi, il va falloir être prudent sur la route».Henri se trouvait sur l’autoroute mais il décida de bifurquer et de prendre la départementale comme il faisait à chaque fois, il y avait à cette heure là toujours des trafics denses.Cependant il se dit que son choix ne fut bon dès les premiers instants où il roulait sur la départementale, en effet les routes n’étaient pas bien déblayées, c’est pourquoi il dut réduire son allure.Il avait beaucoup neigé cette nuit là . Tout était blanc, les arbres, la route et même certaines voitures. Des personnes n’avaient pris le temps d’enlever la neige sur leur voiture.Henri se mit à regarder le tableau de bord, il vit qu’il était pas loin de deux heures, d’habitude à cette heure là il était déjà chez lui couché.Il était épuisé de la fin de semaine, l’heure tardive et surtout tout le travail accumulé des deux semaines qui venaient de s’écouler.Henri arriva à l’agence, il vit qu’il n’y avait personne il alla se chercher une boisson chaude au distributeur pour se réchauffer. Il resta debout cinq minutes et songea. Il ne s’asseyait jamais dans ces cas là sinon il s’endormait, il restait toujours debout dans ces petits moments où il pensait et analysait sa journée, les choses qu’il lui avait plu et les choses qu’il avait moins apprécié. Henri avait beaucoup apprécié le match, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas vu un match d’une telle qualité et surtout, il ne s’ennuya pas au cours du match, il n’y eut aucun temps mort.Il s’aperçut qu’il avait pris bien trop de note, qu’il devait encore faire le tri pour son article.Par contre Henri commençait à se lasser de rouler, il en avait marre à la longue d’aller voir le match en voiture, il avait poser l’éventualité de se déplacer en train mais très vite il oublia cette idée car il aimait partir au moment où il voulait il ne voulait dépendre de quelqu’un ou quelque chose.Il se rappela d’une chose étrange qui l’interrogea tout d’un coup.Il avait croisé sur la route, une voiture garer au même endroit qu’il y a deux semaines, en plus c’était la même voiture qu’il y a deux semaines, cette fameuse C4, grise.Il ne put voir combien de personnes étaient à bord du véhicule, il était juste persuadé d’avoir vu une personne.Ce détail dont il se souvenait justement, le fit cogiter encore un petit moment, il se demandait : « Qu’est ce que cette voiture faisait donc garer là ? A cette heure là surtout ? Et pourquoi ?».Mais avec la fatigue, Henri songea que finalement il ne souhaitait qu’une chose, c’était de se coucher mais avant cela il devait faire son article.Henri ne sut comment il rédigea son article aussi vite, il pensait qu’il avait battu son record ce soir là . Il posa deux hypothèses, soit c’était parce qu’il était très impatient de se coucher ou alors c’était parce qu’il avait adoré le match et que tout son résumé était dans sa tête. C’est vrai qu’il n’avait pas beaucoup utilisé ses notes.Mais Henri réfléchissait malgré la fatigue : « Pourquoi est ce que je me pose autant de question, et en plus des questions plutôt idiotes dont je n’ai la réponse. Et même si j’avais la réponse, elle ne me serre à rien».Il était grand temps de rentrer, de se reposer et de faire une grasse matinée. Une grasse matinée pour récupérer tout le sommeil qu’il lui manquait.Henri arriva chez lui, et comme d’habitude il ne cherchait pas cette fois ci à comprendre, il vit le lit devant lui et simplement, il s’affala. A peine sa tête poser sur le lit, il s’endormit.

5

Max appela sa future conquête, cette fameuse Vanessa, les deux semaines étaient donc passées. Et Max était impatient de revoir cette fille et de passer à l’acte.Il entendit : Bonjour vous êtes bien sur le répondeur de Vanessa, la diva, je ne suis pas là pour le moment mais vous pouvez me laisser un message. Je me ferais un plaisir de vous rappeler. Merci et à bientôt.Max dit : « Bonsoir Vanessa la diva, c’est Max ? Tu te souviens de moi, tu sais le gars hyper séduisant que tu as rencontré en boîte. Et bien ce gars aimerait bien te revoir donc si tu es d’accord rappelles moi, je compte aller au tournoyeur ce soir. Au revoir». Il raccrocha et pouffa de rire.Il se dit : « C’est quoi cette fille Vanessa la diva, je ne suis pas encore tombé sur une comique qui se prend pour je ne sais qui. Elle doit vraiment être spéciale cette fille, je ne suis pas au bout de mes surprises.Il était 19 heures et Max commença à avoir faim, il décida de commander une pizza. En attendant il regarda les actualités à la télévision, le journal prévoyait qu’il allait encore neiger cette nuit et qu’il faudrait être prudent sur la route. Max se dit « Y en a marre de ce sale temps, vivement le printemps.».Il décida de mettre le CD qu’il avait fait de Vanessa en boîte, en effet il l’avait filmé avec son appareil photo numérique dernier cri. Elle dansait et lui il la filmait. Il se rendit compte qu’elle dansait vraiment bien et il comprit pourquoi il flasha sur elle. « Ce soir tu vas passer à la casserole, ma jolie, Vanessa la diva» songea t il.C’est à ce moment qu’il entendit le bruit de la sonnette. Certainement le livreur de la pizza. Il ouvrit la porte. C’était bien lui. Max sentit son portable vibrer pendant qu’il donnait l’argent au livreur. Il récupéra la monnaie et remercia le livreur. Il ferma la porte et scruta son portable « Message reçu de Vanessa».le message disait que c’était bon pour ce soir rendez vous à 21 heures au tournoyeur. Max était content il avait juste le temps de manger sa pizza, de prendre sa douche et de s’habiller pour être fin prêt pour l’opération séduction.Max arriva le premier à la boîte, il ne trouva pas Vanessa, il décida de s’asseoir. Il attendit qu’elle arrive pour commander une boisson. Il n’y avait pas encore trop de monde ce soir.Soudain son portable vibra à nouveau : « Message reçu de Vanessa : Je suis désolée, j’aurais un peu de retard, j’arriverai à 21h30. A toute à l’heure».Il était 21H05. Max posa le téléphone sur la table et se dit : « Elle se prend pour qui cette fille, elle pense vraiment être une diva ou quoi ?». Il commanda une double vodka orange, il s’impatientait doucement mais sûrement, il détestait attendre, lui arrivait toujours à l’heure et il ne comprenait pas qu’on puisse avoir du retard. Max regarda l’heure sur son portable, il était 21h15. Il finit sa vodka et en commanda une autre. Max avait une bonne descente et il buvait beaucoup lorsqu’il était contrarié.A 21H35 il finit sa deuxième vodka, il alla en prendre une autre lorsqu’il vit Vanessa entrer dans la boîte. A peine entrée elle l’aperçut au fond de la salle. Elle lui fit la bise et s’excusa pour le retard.Il lui dit qu’il avait horreur d’attendre, elle s’excusa à nouveau et dit que c’était parce qu’elle avait eu une longue journée et qu’elle avait eu une visite imprévue, son ex petit copain.Max demanda : « Je croyais que tu vivais seul que tu n’avais pas de copain?».« Mais c’est le cas, mon ex est juste passé pour récupérer des affaires» rétorqua Vanessa Max se dit : « Non seulement elle se prend pour une diva cette fille, mais en plus elle se paye ma tête, c’est quoi cette fille ?».Il sentait une douleur à la tête, certainement des maux de tête liés à l’alcool. Il est vrai qu’il avait une bonne descente en matière d’alcool mais il avait moins l’habitude de boire de verres aussi rapidement de suite.Il essaya d’oublier ces maux de tête. Il demanda « tu bois quelque chose ?».Vanessa répondit qu’elle voulait un sirop menthe mais qu’avant elle souhaitait passer aux toilettes. Encore une chose que Max n’appréciait guère, lorsque les filles passaient des heures et des heures aux toilettes.Vanessa réapparut au bout d’un quart d’heure accompagné d’un gars.Les deux personnes se dirigèrent vers la table et se posèrent.Vanessa fit les présentations. L’homme s’appelait Jimmy, il avait l’air sérieux, sympathique et simple. Mais Max ne put l’encadrer, il voulait passer la soirée seul avec Vanessa, il ne souhaitait qu’une chose que l’homme en question se casse. Mais il se rendit compte qu’il avait à faire ici au pot de colle de service, le genre de gars dont tu n’arrives pas à te débarrasser et qui commence à parler de soi et de citer ses exploits.Max coupa le gars : «Ecoute mec, moi je suis venu ici pour discuter avec Vanessa pas pour écouter ta vie, alors me saoule pas avec tes histoires». L’homme ne répondit pas, il était surpris du ton très sec et froid que Max avait prit. C’est vrai que c’était surprenant de voir Max parler ainsi avec son air innocent. Max paraissait gentil et convivial, une personne à qui l’on peut parler et s’attacher facilement.Vanessa également fut surprise de sa réaction. Elle décida d’essayer de calmer l’ambiance en disant : « Bon moi je vais aller danser, quelqu’un me suit ?». Max répéta qu’il ne dansait pas et qu’il était venu ici pour discuter. L’autre homme se leva et accepta d’accompagner Vanessa. Ensemble ils se dirigèrent vers la piste de danse.Max lui demanda un autre verre de vodka. Il se dit : « Pourquoi a-t-elle rencontré ce gars ?».Lorsqu’il finit son troisième verre, Max était bien allumé mais il ne s’était pas calmer pour autant. Il voulait passer du bon temps avec Vanessa et ce mec était en train de lui piquer son coup. En plus les deux dansaient et ça devenait doucement mais sûrement très chaud. Vanessa tout en étant surprise de la réaction de Max était tout aussi vexée qu’il ne voulait pas danser avec lui. Elle se vengeait sur Max en dansant avec ce Jimmy.Vanessa dansait en tournant autour de lui. Elle s’approchait ensuite de lui tout doucement et dès que Jimmy esquissait un mouvement elle s’esquivait. Ensuite Vanessa tourna le dos à Jimmy et commença à déhancher son petit derrière devant lui tout en se rapprochant de lui. Quand elle arriva juste devant lui, elle se tourna et là , Jimmy réagit comme n’importe quel homme il l’agrippa ; lui prit son bras avec vigueur et force, mais une force contrôlée, il ne lui fit pas mal. Il commença à lui caresser les cheveux et c’est au moment où il voulut l’embrasser que Max arriva et empoigna Vanessa et lui dit que la soirée était finie.Max et Vanessa allaient sortir de la boîte même si Vanessa pestait qu’elle ne voulait pas partir. Jimmy arrivait et posa sa main sur l’épaule de Max tout en lui disant : « Tu ne vois donc pas qu’elle ne veut pas de toi, laisse la tranquille ou ça va mal se passer pour toi».-« J’aimerais bien voir ça» rétorqua Max.-« Je t’aurai prévenu, mec» ajouta Jimmy.Max sentit à nouveau la main de Jimmy sur son épaule mais cette fois ci avec plus de vigueur.Max réagit au quart de tour, il fit un pas sur le côté droit, se retourna. Ensuite, il enchaîna, coup de pied dans le ventre. Jimmy ne peut réagir à la vitesse d’exécution des gestes de Max, il se courba. Max continua avec un coup de coude sur le dos puis par des coups de genou dans la tête.Max ne cessa que lorsqu’il entendit Vanessa hurler d’arrêter et dire qu’il allait le tuer. Max lâcha Jimmy qui s’effondra par terre. Vanessa se précipita aussitôt au côté de l’homme au sol. Mais elle ne peut faire grand-chose. Max l’avait déjà agrippé et emmener avec lui.Les deux se précipitèrent vers la voiture de Max. Vanessa ne pouvait se débattre et s’échapper des bras de Max. Il était trop fort.Ce soir là cette fille naïve et insouciante comprit dans un petit laps de temps, tout en essayant de lutter contre la force de Max, l’importance du choix des personnes que l’on fréquente, de faire attention aux personnes que l’on ne connaît pas. Toujours faire attention avec qui on sort, surtout une personne que l’on ne connaît pas. Vanessa se rendit compte qu’elle regrettait son geste, elle se trouvait très stupide sur le moment. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait agit ainsi.C’est à ce moment qu’elle se trouvait dans la voiture avec à ces cotés Max qui conduisait le véhicule.Vanessa se sentit très fatigué tout d’un coup, elle n’était pas habituée sans doute à lutter contre quelqu’un d’aussi fort.Elle n’essayait même pas de comprendre où est ce qu’il l’emmenait.Elle voyait le blanc de la neige. Les arbres, la route. Tout était blanc.Mais soudain tout fut totalement blanc. Où plutôt noir en fait. Tout devint noir.

6

Martin est rentré de son cours de piano. Samedi 15 novembre 2005. Il a aidé sa mère à effectuer les traditionnelles taches ménagères.Deux semaines se sont écoulées et rien n’a changé, il y a toujours cette ambiance malsaine dans cette grande maison, dans cette trop grande maison.Et Martin a de plus en plus de mal a supporté cette routine quotidienne. C’est tout le temps la même chose, il ne se passe rien. C’est vide.Heureusement pour lui, il y a sa soeur.Martin est content, il a effectué les taches qu’il devait faire. Maintenant il peut se laisser aller et faire ce qu’il lui plait. Il affectionne tout particulièrement de s’occuper de sa petite soeur. Il adore la faire rire, jouer avec elle et aussi lui raconter des histoires avant qu’elle ne s’endorme.Les deux enfants se trouvent dans la salle de jeux et ils ont décidé de jouer au docteur. Ils jouent souvent à cela. Isabelle adore cela, Martin lui joue pour épanouir sa soeur.Isabelle a comme d’habitude sorti son costume d’infirmière et Martin joue le rôle du patient. Et de ce fait, ils peuvent s’amuser pendant des heures.Mais tout d’un coup, les deux rires des enfants se sont stoppés en même temps. Un gros bruit est parvenu d’en bas. Un bruit fort et lourd mais très court. Martin savait de quoi il s’agissait. Il savait que c’était la porte d’entrée qui avait été claqué. Et vu le bruit que la porte a fait, cela devait bien être son père.Martin chercha la poupée préférée de sa soeur et la lui tendit.-« Bon je te laisse seule un petit moment, tu n’as qu’Ã jouer avec ta poupée» lui dit Martin.-« D’accord, mais tu reviens vite». -« Promis, mais tu restes là d’accord, tu restes dans la salle de jeux, d’accord».-« D’accord Martin, je t’attends ici».Martin sortit de la pièce et prit attention à bien fermer la porte. Il se mit à marcher doucement, il descendit lentement les escaliers. C’est là qu’il vit la porte d’entrée fermée, il vit aussi des traces de neige sur le paillasson de la porte.Il appela sa mère. Il n’eut pour réponse que le bruit de l’horloge postée dans l’entrée.Une inquiétude lui vint tout à coup. Il prit son courage à deux mains. La porte de la cuisine était ouverte et la lumière était allumée, Martin regarda sa montre. Il était 21 heures.Ils avaient mangé toute la famille ensemble à 19 heures comme d’habitude. Martin avait constaté lors du repas que son père avait beaucoup bu. Mais lorsque Isabelle et lui étaient montés à l’étage pour jouer, tout s’emblait bien se passer. Richard était posté tranquillement devant la télé, il regardait les informations et Blandine, sa maman était dans la cuisine et elle faisait la vaisselle. Tout semblait bien se passer dans le meilleur des mondes. Martin s’était même dit « Ah peut être une bonne soirée tranquille».Il s’approcha de la cuisine et rentra dedans mais ne trouva personne à l’intérieur. Il se tourna donc vers le salon, mais comme pour la cuisine, il n’y avait personne. Il ne restait donc que la salle de bains, la chambre et le bureau de Richard.Le bureau était fermé à clé. Martin se dirigea donc vers la chambre, la porte était entrebâillée. Il toqua à la porte et demanda si quelqu’un se trouvait dans la pièce. Pas de réponse. Il poussa doucement la porte mais tout d’un coup, la porte se stoppa. Martin fournit un second effort pour pousser la porte mais en vain. C’est comme s’il y avait quelque chose qui empêchait la porte de s’ouvrir. Mais la porte était déjà un peu plus entrebâillée. Martin tenta donc de se faufiler dans le petit espace entre la porte et le mur. Martin poussait la porte tout en essayant d’avancer et de rentrer dans la pièce.Au bout d’un dernier effort, il arriva à rentrer totalement dans la pièce.Cependant il rentra en étant de dos, parce qu’il avait pousser la porte avec son dos pour pouvoir rentrer. Son regard se portait alors sur le miroir accroché au mur à gauche dès que l’on rentre dans la chambre.Le ventre, la gorge et la bouche de Martin se nouèrent tout à coup. Soudain il s’aperçut qu’il avait du mal à respirer et que son coeur battait de plus en plus fort. Il sentit aussi une énorme bouffée de chaleur dans tout son corps mais qui lui monta surtout à la tête. Martin tomba à terre. Il n’avait encore jamais connu cette sensation. Il se releva, se retourna et vit ce qu’il avait vu dans le miroir.Le corps de sa mère allongé par terre. En fait, il rem arqua que c’était les pieds qui bloquaient la porte.Blandine était allongée sur le dos, elle avait des traces rouges dans le visage et des bleus sur les avants bras. Son collier était cassé et son chemisier était déchiré.Martin ne cherchait pas tout de suite à réveiller sa mère, il était comme bloqué, il est resté immobile pendant un moment. Il regardait horrifié sa mère. Mais en la regardant, il se dit « Qu’elle est belle ma maman».Martin revint doucement à lui mais il avait toujours du mal à respirer. Il s’agenouilla devant sa mère, lui prit la main et dit « Allez Maman, réveille toi, réveille toi s’il te plait Maman». Mais Blandine ne répondit pas et ne réagit pas à Martin qui serrait très fort la main de sa mère.Après le désespoir, Martin se résolut à agir.Il alla devant la porte du bureau, il toqua à la porte et appela son père. Il n’eut de réponse. Il tenta d’ouvrir la porte mais elle était bien verrouillée. Il décida de sortir de la maison, il eut beaucoup de mal à pousser la porte à cause du vent fort, la neige également était présente.Il remarqua que la fenêtre donnant dans le bureau de son père était ouverte, il vit aussi des traces de pas dans la neige qui partait de la fenêtre du bureau et qui allait jusqu’au portail.Une autre chose l’inquiétait, c’est qu’il n’entendait pas le chien. Normalement, chaque fois que Martin sortait de la maison, le chien Bob, accourait vers lui. Martin cessa de réfléchir et décida de rentrer dans la maison par la fenêtre du bureau. Voir s’il y avait quelqu’un dans le bureau.Martin profita de la neige pour pouvoir rentrer, il y avait la quantité suffisante pour qu’il puisse se hisser et atteindre le rebord de la fenêtre.Il finit par entrer mais il constata tout de suite que la pièce était vide. La lumière était resté allumée, il y avait une forte odeur de cigarette et une bouteille d’alcool vide se trouvait par terre. Il vit aussi que les tiroirs du bureau étaient restés ouverts et constata un nombre important de feuilles par terre. La dernière personne qui était dans le bureau avait fermé la porte de l’intérieur et était donc sorti par la fenêtre.Martin vit le téléphone, poser sur la table, il décrocha le combiné et saisit le numéro de la gendarmerie. Malgré la peur, il expliqua la situation au gendarme et attendit qu’on lui dise qu’il pouvait raccrocher.Martin eut le feu vert pour raccrocher, il s’exécuta et tout d’un coup il s’affala sur le fauteuil, il eut un gros cou de fatigue. Il se dit : « Je vais attendre les gendarmes ici, dans le bureau. Je les entendrais arriver avec la fenêtre ouverte». Il était 22 heures quand il s’évanouit.

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Salete de robots

  

oh..je ne peux pas lire ce code, un autre s il vous plait

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